Un acronyme est un mot formé  des initiales (ovni pour objet volant non identifié) ou des éléments initiaux de plusieurs mots (Benelux pour Belgique, Nederland, Luxembourg). Ce petit dico des acros propose des acronymes plus ou moins connus. Dans le domaine de la santé, il n’y a que l’embarras du choix. En voici deux, livrés de façon aléatoire, l’ARS et la HAS.

ARS, Agence Régionale de Santé

Logo Agence Régionale de SantéUne agence régionale de santé est un établissement public à caractère administratif, crée par la loi du 21 juillet 2009 (HPST, hôpital, patients, santé et territoire), chargé de la mise en oeuvre de la politique de santé dans une région donnée. Concrètement, un des rôles des 17 ARS est de moderniser et rationaliser l’offre de soins et de veiller à la bonne gestion des dépenses hospitalières et médicales.

 

onde de choc logoNOTRE POINT DE VUE
Parmi les critiques les plus souvent énoncées, il en est une qui revient comme un mauvais refrain. Pour une grande partie des professionnels de la Santé, l’ARS est une machine bureaucratique déconnectée des réalités du terrain. Une machine, semble-t-il, dont seuls les initiés savent faire tourner les rouages. A leur avantage.

HAS, Haute Autorité de Santé

La Haute Autorité de Santé (HAS) est une autorité publique indépendante -au même titre que d’autres Autorité, comme, par exemple, la HATVP, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique- composée d’un collège d’experts qui font autorité dans leur domaine respectif.
La HAS, créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance-maladie, a trois missions. En premier lieu, établir des recommandations de bonnes pratiques dans le domaine de la santé. Ensuite, évaluer les soins en vue de leur remboursement. Enfin, certifier la conformité des établissements de santé. 

NOTRE POINT DE VUE
Si la HAS a autorité pour certifier la conformité des établissements de santé, il n’en est pas de même pour les recommandations et les remboursements. Un exemple parmi beaucoup d’autres : les ondes de choc. En effet, la HAS a beau « recommander » le soin par les ondes de choc, personne ne suit. Car les recommandations n’ont aucun caractère contraignant, les professionnels de la santé, à commencer par les médecins, ne sont pas tenus de suivre la recommandation de la HAS. L’assurance-maladie, non plus : du coup, le coût reste à la charge des patients.

POUR EN SAVOIR PLUS…
Se reporter à ONDE DE CHOC NUMERO 1, notre article sur les ONDES DE CHOC.
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